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 Ingrid Fifo   Ingrid Fifo  
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- n°étudiant : 20090166   ====== De la création du Carnaval Brésilien à nos Jours ======+ n°étudiant : 20090166   ====== La création du Carnaval Brésilien à nos Jours ======
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-** L'histoire du Carnaval**+======  L'histoire du Carnaval Brésilien====== 
  
 Le carnaval est la fête populaire brésilienne la plus connue dans le monde. Le carnaval a plusieurs origines possibles différentes, et selon certains auteurs elles remonteraient à 10000 avant Jésus Christ. Le mot « carnaval » peut avoir comme origine l’expression latine « carrum novalis », avec laquelle les romains ouvraient ses festivités, ou alors le mot « carnelevale », du dialecte milanais, qui signifie, « adieu à la chair » - une allusion au début du carême chrétien. Actuellement, le carnaval est presque disparu de l’Europe, où cette fête a eu beaucoup d’importance à des nombreux endroits, dans le passé. Le carnaval portugais, qui a été exporté aux colonies portugaises y compris le Brésil, a toujours eu des aspects bien différentes de celui pratiqué dans d’autres pays européens, étant reconnu même par des auteurs portugais, comme une fête dont les caractéristiques principales étaient la saleté et la violence. Celle-ci étant l'origine la plus probable de l'arrivée du carnaval en terres brésiliennes.Le carnaval est apparu au Brésil en 1723, avec la vague d’émigration des îles portugaises : Madère, Açores et Cap Vert. Les festivités du carnaval, appelées « Entrudo » (mot d’origine latine qui veut dire « entrée »), étaient semblables à celles qui avaient lieu au Portugal – décrites dans l’Encyclopédie Portugaise – Brésilienne : Le carnaval est la fête populaire brésilienne la plus connue dans le monde. Le carnaval a plusieurs origines possibles différentes, et selon certains auteurs elles remonteraient à 10000 avant Jésus Christ. Le mot « carnaval » peut avoir comme origine l’expression latine « carrum novalis », avec laquelle les romains ouvraient ses festivités, ou alors le mot « carnelevale », du dialecte milanais, qui signifie, « adieu à la chair » - une allusion au début du carême chrétien. Actuellement, le carnaval est presque disparu de l’Europe, où cette fête a eu beaucoup d’importance à des nombreux endroits, dans le passé. Le carnaval portugais, qui a été exporté aux colonies portugaises y compris le Brésil, a toujours eu des aspects bien différentes de celui pratiqué dans d’autres pays européens, étant reconnu même par des auteurs portugais, comme une fête dont les caractéristiques principales étaient la saleté et la violence. Celle-ci étant l'origine la plus probable de l'arrivée du carnaval en terres brésiliennes.Le carnaval est apparu au Brésil en 1723, avec la vague d’émigration des îles portugaises : Madère, Açores et Cap Vert. Les festivités du carnaval, appelées « Entrudo » (mot d’origine latine qui veut dire « entrée »), étaient semblables à celles qui avaient lieu au Portugal – décrites dans l’Encyclopédie Portugaise – Brésilienne :
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 En 1928, le premier groupement stable est formé : la Escola de Samba Estação Primeira de Mangueira. Il s’agissait d’un groupe d’amis et de voisins qui prit une forme légale. En 1928, le premier groupement stable est formé : la Escola de Samba Estação Primeira de Mangueira. Il s’agissait d’un groupe d’amis et de voisins qui prit une forme légale.
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 En 1936, un défilé fut autorisé pour ces escolas. En 1936, un défilé fut autorisé pour ces escolas.
 Très vite, les écoles de samba se développèrent et eurent l’autorisation de défiler sur les principales avenues de la ville. Très vite, les écoles de samba se développèrent et eurent l’autorisation de défiler sur les principales avenues de la ville.
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 Dans les années 1970, en réaction aux écoles de samba, trop rigides et trop complexes, certains ont recherché des lieux où se divertir plus librement. Dans les années 1970, en réaction aux écoles de samba, trop rigides et trop complexes, certains ont recherché des lieux où se divertir plus librement.
 C’est ainsi que réapparurent les blocos, groupes carnavalesques spontanés où « tout est permis ». C’est ainsi que réapparurent les blocos, groupes carnavalesques spontanés où « tout est permis ».
 Certains deviennent à l’heure actuelle des groupes géants pouvant accueillir jusqu’à 2 millions d’individus. Certains deviennent à l’heure actuelle des groupes géants pouvant accueillir jusqu’à 2 millions d’individus.
- +Une école de samba a une organisation complexe. La partie la plus spectaculaire est le défilé carnavalesque annuel sur un thème précis (enredo), différent chaque année et au cours duquel défilent entre 300 et 4000 personnes, en fonction de la taille de l’école.Certaines écoles jouent un rôle social important :
-Une école de samba a une organisation complexe. La partie la plus spectaculaire est le défilé carnavalesque annuel sur un thème précis (enredo), différent chaque année et au cours duquel défilent entre 300 et 4000 personnes, en fonction de la taille de l’école. +
- +
-Certaines écoles jouent un rôle social important : +
 elles incitent les enfants à se rendre à l’école, leur réussite étant une condition pour participer au défilé ; elles incitent les enfants à se rendre à l’école, leur réussite étant une condition pour participer au défilé ;
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 la fabrication des chars et des costumes crée beaucoup d’emplois. la fabrication des chars et des costumes crée beaucoup d’emplois.
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 L’école de samba régit la vie d’une communauté tout au long de l’année : préparation, répétitions, repas communs… L’école de samba régit la vie d’une communauté tout au long de l’année : préparation, répétitions, repas communs…
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 Toutefois, l’égalité au sein d’une école de samba reste une façade. En effet, le prix d’un costume ou d’une place dans le sambodrome ne permet pas aux plus pauvres de participer au défilé autrement qu’en fabriquant chars et costumes. Toutefois, l’égalité au sein d’une école de samba reste une façade. En effet, le prix d’un costume ou d’une place dans le sambodrome ne permet pas aux plus pauvres de participer au défilé autrement qu’en fabriquant chars et costumes.
  
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 Une même personne peut participer au défilé de deux écoles à l’exception du chanteur (Puxador), du maître de cérémonie (Mestre-Sala) et de la porte-bannière (Porta-Bandeira) Une même personne peut participer au défilé de deux écoles à l’exception du chanteur (Puxador), du maître de cérémonie (Mestre-Sala) et de la porte-bannière (Porta-Bandeira)
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-8. C comme Concours…  Ce défilé est un concours. Il existe plusieurs critères, évalués par des jurés, 5 groupes de 10 répartis sur tout le Sambodrome : +==== C comme Concours… ==== 
 +Ce défilé est un concours. Il existe plusieurs critères, évalués par des jurés, 5 groupes de 10 répartis sur tout le Sambodrome : 
 comissão de Frente (Commission d’ouverture) : élégance de ce groupe qui ouvre le défilé de l’école ; bateria : exécution de la samba par l’orchestre de percussions ; enredo : adéquation du groupe et des chars avec le thème choisi ; samba-enredo : rythme et paroles fantasias : costumes ; evoluçao : mouvement et évolution de toute l’école ; alegorias : chars Porta-Bandeira et Mestre-Sala : ils constituent un groupe de première importance pour une école, mettant en scène son symbole, le drapeau ; conjunto : vision d’ensemble ; harmonia : harmonie du cortège dans son ensemble ; chaque membre de l’école doit chanter la samba do enredo en rythme avec le chanteur de l’école, le Puxador.  L’annonce des résultats, le Mercredi des Cendres, est un moment extrêmement tendu, chaque école étant soutenue par de très nombreux supporters.  L’école qui obtiendra le plus de points sera la championne tandis que celle qui en aura le moins « descendra de division ». C’est le même principe qu’au football.  Le samedi suivant le carnaval, les 6 écoles ayant obtenu le plus de points dans le groupe Spécial défileront pour le Défilé des Champions.  D’autres jurys indépendants existent, notamment celui du Globo, journal principal du Brésil, composé de 12 jurys. Un autre classement est publié par ce journal.  9. C comme Carnaval de rue…  A Rio de Janeiro, comme partout au Brésil, le carnaval de rue commence plusieurs semaines avant le carnaval. Organisés en réaction au carnaval réglementé des écoles de samba, à partir des années 1970, les groupes carnavalesques de rue adoptent le nom d’un groupe carnavalesque de la fin du 19ème siècle, le bloco. A l’époque, le « carnaval de rue » était strictement associé à une rue réservée pour quelques heures au groupe de fêtards. Actuellement, les groupes carnavalesques ne se contentent plus d’une rue mais déambulent dans plusieurs, revenant toujours à leur point de départ.  Des groupes d’amis, de collègues sont souvent à l’origine des blocos qui peuvent actuellement réunir des milliers, voire des millions de personnes (le Cordão de Bola Preta a compté, en 2011, 2 millions de participants et est devenu le plus grand rassemblement carnavalesque du Brésil).  Ayant pour caractéristique la liberté totale tant au niveau du costume que de l’attitude, les blocos sont empreints de bonne humeur ; ils s’autorisent tout, sont parfois provocants ou moqueurs.  Chaque bloc a développé une chanson, diffusée à partir de camions sonorisés ou jouée par des orchestres plus traditionnels, bénévoles ou non. Il propose également à ses participants un tee-shirt à ses couleurs, créé chaque année par un artiste, qui est accessoire dans les rues  mais obligatoire pour pénétrer le cordão, le cordon d’un bloc à Salvador. Le cordon est la foule de fêtards massée autour du camion sonorisé. Les costumes sont souvent assez simples : un chapeau, un faux-nez suffisent à transformer les participants en des êtres débridés.   Mais certains costumes peuvent être plus élaborés. C’est le cas des Bate-Bolas, aussi dénommés Clovis, qui parcourent les rues masqués, vêtus de « salopettes » colorées richement décorées de motifs empruntés au monde audio-visuel et armés de « vessies » en plastique dont ils frappent le sol, d’où leur nom de Bate-Bolas, « frappe-sol ». Ces personnages intriguent les passants ; plus spontanés que les blocos, il est très difficile de savoir quand ils prévoient leur sortie. Ils seraient inspirés des personnages comiques européens, notamment du clown dont ils tireraient leur nom « Clovis ». Ils seraient apparus au cours du 19ème siècle, lorsque la bourgeoisie tentait de mettre un terme à l’entrudo.  Ces groupes sont parfaitement organisés : le cabeça de turma, sorte de carnavalesco, conçoit les costumes et dirige le groupe, au sein duquel existe une hiérarchie précise. La fabrication des costumes se fait dans le plus grand secret, au sein des barracões.  Ces groupes peuvent également se rendre, dans des costumes de fantaisie dans les blocos où ils créent une ambiance qui leur est propre, déambulant en file indienne dans la foule.  Relativement aux tee-shirts, précisons que les écoles de samba procèdent d’une façon similaire mais dans d’autres intentions : chaque année, l’école fait réaliser un tee-shirt à ses couleurs, illustrant l’enredo de l’année. Ce tee-shirt est en vente libre, dans les rues notamment, pour que chacun puisse soutenir son école fétiche.  Les participants aux défilés disposent également du leur sur lequel est mentionné leur position dans le défilé ou leur fonction ; cela permet de s’organiser rapidement lors des répétitions.   10. Autres rites…autres contrées…  Preuve est faite de l’importance du carnaval sous toutes ses formes au Brésil. Mais il existe aussi d’autres rituels pratiqués par d’autres ethnies de la population brésilienne, vivant dans un environnement tout à fait différent : l’Amazonie.  Ici, pas de strass ni de paillettes mais de magnifiques coiffes de plumes et d’impressionnants costumes de fibres végétales qui s’expriment dans un milieu naturel aussi « magique » qu’hostile.  Les masques d’Amazonie n’ont pas à rougir des autres traditions : la multitude de leurs formes, de leurs matières et de leurs fonctions, tributaires de la région, de l’ethnie ou du village où ils sont en usage constituent un riche patrimoine traditionnel.  Précisons que par « masques » on entend aussi bien le masque, que le costume, que la parure de plumes ou encore les peintures corporelles.  comissão de Frente (Commission d’ouverture) : élégance de ce groupe qui ouvre le défilé de l’école ; bateria : exécution de la samba par l’orchestre de percussions ; enredo : adéquation du groupe et des chars avec le thème choisi ; samba-enredo : rythme et paroles fantasias : costumes ; evoluçao : mouvement et évolution de toute l’école ; alegorias : chars Porta-Bandeira et Mestre-Sala : ils constituent un groupe de première importance pour une école, mettant en scène son symbole, le drapeau ; conjunto : vision d’ensemble ; harmonia : harmonie du cortège dans son ensemble ; chaque membre de l’école doit chanter la samba do enredo en rythme avec le chanteur de l’école, le Puxador.  L’annonce des résultats, le Mercredi des Cendres, est un moment extrêmement tendu, chaque école étant soutenue par de très nombreux supporters.  L’école qui obtiendra le plus de points sera la championne tandis que celle qui en aura le moins « descendra de division ». C’est le même principe qu’au football.  Le samedi suivant le carnaval, les 6 écoles ayant obtenu le plus de points dans le groupe Spécial défileront pour le Défilé des Champions.  D’autres jurys indépendants existent, notamment celui du Globo, journal principal du Brésil, composé de 12 jurys. Un autre classement est publié par ce journal.  9. C comme Carnaval de rue…  A Rio de Janeiro, comme partout au Brésil, le carnaval de rue commence plusieurs semaines avant le carnaval. Organisés en réaction au carnaval réglementé des écoles de samba, à partir des années 1970, les groupes carnavalesques de rue adoptent le nom d’un groupe carnavalesque de la fin du 19ème siècle, le bloco. A l’époque, le « carnaval de rue » était strictement associé à une rue réservée pour quelques heures au groupe de fêtards. Actuellement, les groupes carnavalesques ne se contentent plus d’une rue mais déambulent dans plusieurs, revenant toujours à leur point de départ.  Des groupes d’amis, de collègues sont souvent à l’origine des blocos qui peuvent actuellement réunir des milliers, voire des millions de personnes (le Cordão de Bola Preta a compté, en 2011, 2 millions de participants et est devenu le plus grand rassemblement carnavalesque du Brésil).  Ayant pour caractéristique la liberté totale tant au niveau du costume que de l’attitude, les blocos sont empreints de bonne humeur ; ils s’autorisent tout, sont parfois provocants ou moqueurs.  Chaque bloc a développé une chanson, diffusée à partir de camions sonorisés ou jouée par des orchestres plus traditionnels, bénévoles ou non. Il propose également à ses participants un tee-shirt à ses couleurs, créé chaque année par un artiste, qui est accessoire dans les rues  mais obligatoire pour pénétrer le cordão, le cordon d’un bloc à Salvador. Le cordon est la foule de fêtards massée autour du camion sonorisé. Les costumes sont souvent assez simples : un chapeau, un faux-nez suffisent à transformer les participants en des êtres débridés.   Mais certains costumes peuvent être plus élaborés. C’est le cas des Bate-Bolas, aussi dénommés Clovis, qui parcourent les rues masqués, vêtus de « salopettes » colorées richement décorées de motifs empruntés au monde audio-visuel et armés de « vessies » en plastique dont ils frappent le sol, d’où leur nom de Bate-Bolas, « frappe-sol ». Ces personnages intriguent les passants ; plus spontanés que les blocos, il est très difficile de savoir quand ils prévoient leur sortie. Ils seraient inspirés des personnages comiques européens, notamment du clown dont ils tireraient leur nom « Clovis ». Ils seraient apparus au cours du 19ème siècle, lorsque la bourgeoisie tentait de mettre un terme à l’entrudo.  Ces groupes sont parfaitement organisés : le cabeça de turma, sorte de carnavalesco, conçoit les costumes et dirige le groupe, au sein duquel existe une hiérarchie précise. La fabrication des costumes se fait dans le plus grand secret, au sein des barracões.  Ces groupes peuvent également se rendre, dans des costumes de fantaisie dans les blocos où ils créent une ambiance qui leur est propre, déambulant en file indienne dans la foule.  Relativement aux tee-shirts, précisons que les écoles de samba procèdent d’une façon similaire mais dans d’autres intentions : chaque année, l’école fait réaliser un tee-shirt à ses couleurs, illustrant l’enredo de l’année. Ce tee-shirt est en vente libre, dans les rues notamment, pour que chacun puisse soutenir son école fétiche.  Les participants aux défilés disposent également du leur sur lequel est mentionné leur position dans le défilé ou leur fonction ; cela permet de s’organiser rapidement lors des répétitions.   10. Autres rites…autres contrées…  Preuve est faite de l’importance du carnaval sous toutes ses formes au Brésil. Mais il existe aussi d’autres rituels pratiqués par d’autres ethnies de la population brésilienne, vivant dans un environnement tout à fait différent : l’Amazonie.  Ici, pas de strass ni de paillettes mais de magnifiques coiffes de plumes et d’impressionnants costumes de fibres végétales qui s’expriment dans un milieu naturel aussi « magique » qu’hostile.  Les masques d’Amazonie n’ont pas à rougir des autres traditions : la multitude de leurs formes, de leurs matières et de leurs fonctions, tributaires de la région, de l’ethnie ou du village où ils sont en usage constituent un riche patrimoine traditionnel.  Précisons que par « masques » on entend aussi bien le masque, que le costume, que la parure de plumes ou encore les peintures corporelles. 
  
-===== Les masques ===== 
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 +=== les masques  ===
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 Il s’agit, en général, d’un masque-costume fait de matières naturelles – le tapa, un tissu fin constitué d’écorce battue - dont le visage peut être constitué en bois ou en résine.  Les rituels ont pour objectifs soit d’interagir avec la nature, à la fois hostile et pourvoyeuse de vie (fêtes des récoltes, fin des pluies), soit de présider aux différentes étapes de la vie d’un individu (rites d’initiation, cérémonies en l’honneur des ancêtres, rites funéraires…).  Les croyances ancestrales dans les esprits sont extrêmement fortes et justifient la nécessaire présence des masques. Après les cérémonies, le masque devenu une coquille vide dépourvue de son esprit, est d’ailleurs souvent abandonné, jeté ou brûlé.  Les parures de plumes  La parure de plumes – que seuls les hommes portent – a une fonction sociale et identitaire : elle varie en fonction de l’âge, du sexe, de l’ethnie, du village et permet d’identifier les initiés, le chef, le chamane. Portée uniquement lors d’événements d’envergure, elle peut être différente en fonction de la cérémonie qui se déroule.  Les peintures corporelles  Comme les parures de plumes, la fonction principale de la peinture corporelle est sociale et identitaire. Toutefois, contrairement à la parure de plumes, elle n’est pas fonction de l’organisation d’une cérémonie : elle est quotidienne. Elle relève en outre de la sphère féminine.         11. Voyage au cœur des ethnies  Groupe Matis  Observons les pièces 54 à 57 .  Les masques des Matis sont réalisés en argile, les seuls dans cette matière en Amazonie. Ils représentent les esprits ancestraux – mariwin – qui rendent périodiquement visite aux êtres humains afin de fouetter les enfants ou de participer aux rituels de tatouage des adolescents (rite d’initiation).  Incarner un mariwin est donc un acte sérieux car cela signifie se transformer  en esprit. Les mariwin sont supposés vivre très loin, dans les falaises. Cela explique que, s’il existe des mariwin féminins, seuls les masculins se déplacent dans les villages des hommes. Par ailleurs, ni les enfants ni les femmes ne sont supposés assister à la fabrication des masques, connaître le lieu où ils sont enterrés ou même savoir qu’ils sont portés par des êtres humains.  Les hommes qui personnifient les mariwin portent des masques d’argile, s’enduisent le corps de boue et se parent de fougères. Ils portent de longues baguettes faites de palmes destinées à fouetter les enfants. Les mariwin se rendent chez les humains régulièrement mais sans périodicité fixe, bien que leurs visites doivent coïncider avec la saison du maïs. La nourriture doit être abondante pour les accueillir : ils sont « invités ». Pour les convoquer, les femmes poussent des cris suraigus spécifiques et les hommes jouent du masën, trompe traversière en argile destinée à cet effet.  Les mariwin viennent par deux ou trois quand il s’agit de châtier les enfants désobéissants et sont plus nombreux pour les rituels plus importants, en particulier l’imposition des tatouages. Les masques fouettent les enfants, les adolescents et les femmes enceintes (les coups étant destinés à leurs enfants). Ces coups ne sont pas une punition mais sont supposés transmettre l’énergie des esprits (sho). Ils sont donc perçus comme un outil pour stimuler la croissance et remédier à la paresse, de sorte que les adolescents s’y exposent volontiers. Les bâtons sont d’ailleurs munis d’épines qui injectent cette énergie. Les enfants ne peuvent jamais regarder les mariwin qui, au contraire, ne peuvent les quitter des yeux.  Il s’agit, en général, d’un masque-costume fait de matières naturelles – le tapa, un tissu fin constitué d’écorce battue - dont le visage peut être constitué en bois ou en résine.  Les rituels ont pour objectifs soit d’interagir avec la nature, à la fois hostile et pourvoyeuse de vie (fêtes des récoltes, fin des pluies), soit de présider aux différentes étapes de la vie d’un individu (rites d’initiation, cérémonies en l’honneur des ancêtres, rites funéraires…).  Les croyances ancestrales dans les esprits sont extrêmement fortes et justifient la nécessaire présence des masques. Après les cérémonies, le masque devenu une coquille vide dépourvue de son esprit, est d’ailleurs souvent abandonné, jeté ou brûlé.  Les parures de plumes  La parure de plumes – que seuls les hommes portent – a une fonction sociale et identitaire : elle varie en fonction de l’âge, du sexe, de l’ethnie, du village et permet d’identifier les initiés, le chef, le chamane. Portée uniquement lors d’événements d’envergure, elle peut être différente en fonction de la cérémonie qui se déroule.  Les peintures corporelles  Comme les parures de plumes, la fonction principale de la peinture corporelle est sociale et identitaire. Toutefois, contrairement à la parure de plumes, elle n’est pas fonction de l’organisation d’une cérémonie : elle est quotidienne. Elle relève en outre de la sphère féminine.         11. Voyage au cœur des ethnies  Groupe Matis  Observons les pièces 54 à 57 .  Les masques des Matis sont réalisés en argile, les seuls dans cette matière en Amazonie. Ils représentent les esprits ancestraux – mariwin – qui rendent périodiquement visite aux êtres humains afin de fouetter les enfants ou de participer aux rituels de tatouage des adolescents (rite d’initiation).  Incarner un mariwin est donc un acte sérieux car cela signifie se transformer  en esprit. Les mariwin sont supposés vivre très loin, dans les falaises. Cela explique que, s’il existe des mariwin féminins, seuls les masculins se déplacent dans les villages des hommes. Par ailleurs, ni les enfants ni les femmes ne sont supposés assister à la fabrication des masques, connaître le lieu où ils sont enterrés ou même savoir qu’ils sont portés par des êtres humains.  Les hommes qui personnifient les mariwin portent des masques d’argile, s’enduisent le corps de boue et se parent de fougères. Ils portent de longues baguettes faites de palmes destinées à fouetter les enfants. Les mariwin se rendent chez les humains régulièrement mais sans périodicité fixe, bien que leurs visites doivent coïncider avec la saison du maïs. La nourriture doit être abondante pour les accueillir : ils sont « invités ». Pour les convoquer, les femmes poussent des cris suraigus spécifiques et les hommes jouent du masën, trompe traversière en argile destinée à cet effet.  Les mariwin viennent par deux ou trois quand il s’agit de châtier les enfants désobéissants et sont plus nombreux pour les rituels plus importants, en particulier l’imposition des tatouages. Les masques fouettent les enfants, les adolescents et les femmes enceintes (les coups étant destinés à leurs enfants). Ces coups ne sont pas une punition mais sont supposés transmettre l’énergie des esprits (sho). Ils sont donc perçus comme un outil pour stimuler la croissance et remédier à la paresse, de sorte que les adolescents s’y exposent volontiers. Les bâtons sont d’ailleurs munis d’épines qui injectent cette énergie. Les enfants ne peuvent jamais regarder les mariwin qui, au contraire, ne peuvent les quitter des yeux. 
    
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  Le masque Iwata des Kamayura est composé d’un costume en fibres et d’un masque en bois. Représentant Uvat, l’esprit du lac, il incarne à la fois le monde du ciel et du soleil par les plumes de perroquet plantées au-dessus du masque ; celui des plantes et des animaux par les bras en vannerie symbolisant la peau du serpent. Il intervient lors des rituels de guérison en tant que dernier recours pour combattre les maladies inconnues. Le masque doit être détruit – ou au moins quitter le territoire de la tribu – après chaque utilisation.  Le masque Iwata des Kamayura est composé d’un costume en fibres et d’un masque en bois. Représentant Uvat, l’esprit du lac, il incarne à la fois le monde du ciel et du soleil par les plumes de perroquet plantées au-dessus du masque ; celui des plantes et des animaux par les bras en vannerie symbolisant la peau du serpent. Il intervient lors des rituels de guérison en tant que dernier recours pour combattre les maladies inconnues. Le masque doit être détruit – ou au moins quitter le territoire de la tribu – après chaque utilisation.
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 +de 1950 à 2013
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 +{{youtube>Xmmel1WrXXE?medium}}
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 +{{youtube>NDphdusk_jg?medium}}
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 MONDE - Des représentants du Livre Guinness des Records assistent au défilé, qui pourrait obtenir le titre de plus grand carnaval de rue de la planète... MONDE - Des représentants du Livre Guinness des Records assistent au défilé, qui pourrait obtenir le titre de plus grand carnaval de rue de la planète...
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 Cette année, 170 tonnes d'ordures laissées par les blocos ont déjà été ramassées. 13.000 toilettes chimiques ont été installées sur leur passage. En 2010, la mairie de Rio a décidé d'imposer un «choc d'ordre» à la ville pour la rendre plus propre et plus sûre en vue de la Coupe du monde de football de 2014 et des jeux Olympiques de 2016. Cette année, 170 tonnes d'ordures laissées par les blocos ont déjà été ramassées. 13.000 toilettes chimiques ont été installées sur leur passage. En 2010, la mairie de Rio a décidé d'imposer un «choc d'ordre» à la ville pour la rendre plus propre et plus sûre en vue de la Coupe du monde de football de 2014 et des jeux Olympiques de 2016.
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 +=== La fête du peuple brésilien ===
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 +Le carnaval est un évènement qui s'identifie pleinement avec les racines et les traditions du peuple brésilien.
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 +De la nuit du vendredi jusqu'au mercreci des cendres, les participants au carnaval dansent dans les rues. Le spectacle le plus important est sans aucun doute le très célèbre défilé des Ecoles de Samba, lequel se déroule dans le Sambodrome au centre de la ville. Le carnaval de Rio est considéré à juste titre comme la fête la plus importante et la plus joyeuse du monde, une fête qui entraîne dans un tourbillon d'émotions les habitants et les touristes.
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 +Durant des mois d'intense préparation on confectionne des costumes très élaborés, les écoles de samba font des démonstrations et auditionnent les différents groupes de samba des quartiers de la ville. Río se prépare pour le grand jour, soucieuse de faire de cette fête un grand évènement et d'accueillir chaleureusement les touristes, selon le tempérament bien typique des cariocas.
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 +Entourées pas un défilé éblouissant de costumes et de chars richement décorés, les étoiles de la samba dansent au rythme frénétique des batteries ensorcelantes, devant un public qui exprime son bonheur. C'est la vraie fête du peuple où tous participent dans la joie et se laisse emporter par le merveilleux et l'émotion que suscite ce spectacle unique en son genre.
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 +== Règne de la folie : le peuple au pouvoir ==
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 + La plus traditionnelle fête populaire du pays, le carnaval représente avec minutie l’âme des brésiliens. Pendant quatre jours (officiellement), la fête envahie les rues et les places, du nord au sud, de l’est à l’ouest. C’est à ce moment que, dans l’anonymat de la joie, dansent ensemble les toutes les catégories socio-professionnelles confondues. Se réunissent dans une communion réjouissante le noir descendent de l’africain, le blanc d’origine européenne, l’oriental et l’indien. Portant des nouvelles identités, faites de déguisements et costumes, tous s’épanouissent. 
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 +S’ouvre le carnaval et le Brésil commence un bilan annuel. Il est temps, pour le brésilien, d’oublier ou de se remémorer les amours perdues, de célébrer les passions actuelles et de chercher une nouvelle expérience romantique. C’est aussi le temps de protester contre des gouvernements corrompus, de se plaindre de la misère et de suggérer des solutions créatives afin de rendre le pays plus juste. Il est indéniable qu’une critique politique fait partie des thèmes récurrents de la fête (la dictature, la misère, les désastres écologiques sont présents parmi les sujets de prédilection des écoles de samba), néanmoins il serait difficile d’apprécier de quelle manière ce message est reçu par les participants. Certaines personnes croient que cela contribue à rendre le pays plus juste, il est pour nous périlleux d’en juger, mais il est certain que cette réflexion sur sa propre condition se fait dans la joie et avec la bonne humeur.
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 + A Bahia, les cultes religieux prêtent un coloris spécial à la fête. A Rio de Janeiro, les écoles de samba sont les principaux acteurs de la fête. Au Pernambouco, un seul bloc réunit 1,5 million de personnes. A São Paulo, ville de réputation travailleuse, la moderne passerelle de la samba, réuni des écoles de plus en plus abouties et luxueuses. 
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 +Pendant des mois, les associations de la samba, les blocs et les trios électriques, préparent méticuleusement ses présentations. Le luxe et la beauté marquent les défilés et les spectacles. Les musiques, les costumes, et les allégories amènent toujours un important message sur l’histoire et les problèmes actuels des brésiliens. Celui qui assiste à un défilé d’écoles de samba prend inévitablement un cours sur le Brésil.  
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 +__Webographie__
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 +http://www.linternaute.com/actualite/magazine/photo/vos-photos-d-actu-du-24-fevrier-au-2-mars-2009/carnaval-de-dunkerque.shtml
 +----
 +http://www.americas-fr.com/voyages/carnaval-rio.html
 +----
 +http://www.20minutes.fr/monde/1097535-carnaval-rio-plus-deux-millions-fetards-rues
 +----
 +https://www.youtube.com/watch?v=p5E8i6RXGMA
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 +http://sambadrome.free.fr/histcarn.htm
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 +http://damasceno.chez.com/carnavaleconomie.php
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 +http://www.youtube.com/watch?v=Xmmel1WrXXE
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 +http://quilaztli.over-blog.com/article-carnaval-de-rio-de-janeiro-114625139.html
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 +http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=13&ved=0CG0QFjAM&url=http%3A%2F%2Fwww.museedumasque.be%2Fadmin%2Fupload%2Fpage%2Ffile%2F287.doc&ei=HJhuUa3pCtCf7gbeu4GoDQ&usg=AFQjCNHYSDktoUxf5y2fcVaM8CjzUhnWDQ&bvm=bv.45368065,d.ZG4
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 +https://www.youtube.com/watch?v=NDphdusk_jg